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La Paz à travers la nourriture – deuxième partie.

En soit les plats pourraient être mangés n’importe quand, mais chaque fête de l’année a sa tradition. Je me suis aussi déjà fait dire que c’était pas le temps de manger quelque chose. Si au Québec on peut comprendre que ça ne soit pas stratégique de manger un râgout en plein mois de juillet (la chaleur pis toute), ce n’est pas vraiment un argument qui tienne à La Paz, le climat est plus ou moins toujours pareil. Même l’histoire des aliments de saison n’est pas vraiment un argument (aujourd’hui du moins), parce que les légumes sont généralement peu en abondance dans les plats et tout est une variation des choses suivantes :

Féculents:
Patates, riz, pâtes.

Viandes:
Porc, Poulet, Boeuf, (agneau-genre 1 seul plat est fait avec ça), oeuf

Condiments:
Huile, Cumin, Sel, Poivre, Persil, Aji ou locoto (piments piquants), Arachides, Ail.

Légumes:
Onions, Tomates, Piments (doux), Concombre, Carrote, Haba, Petits pois

BONUS:
Fromage frais
Chapelure basique (pour ne pas dire « miettes de pain »)

Je n’exagère même pas (bon j’oublie peut-être une ou deux choses). Mais attention! J’adore la nourriture de La Paz (je dis La Paz parce que chaque région du pays a ses menus spécifiques. Particulièrement, ce qui est mangé ici est assez différent de ce qui est mangé en amazonie) et même si les ingrédients semblent peu élaborés, les combinaisons sont quand même diverses.

Quelques jours spécifiques de l’année et leurs plats « appropriés »:

ALASITAS – PLATO PACEÑO

Le Plato Paceño (Plat de La Paz) est le plat typique d’Alasitas. Alasitas est au cours du mois de janvier et certains reconnaitront cette fête comme « le festival des petites choses » dont j’ai déjà parlé. En gros, les gens achètent des versions miniatures de ce qu’ils souhaitent avoir/accomplir pour l’année à venir. Certains objets sont symboliques (une figurine de crapaud pour la chance), d’autres littéraux (du matériel de construction pour une maison, un diplome, un passeport).Certaines choses on taussi un rituel spécifique associé : si tu veux un copain/une copine, quelqu’un doit te DONNER un coq/une poule.

Le plat typiqe d’Alasitas, si on met de côté les patisseries miniatures (vraiment cutes!), c’est le Plato Paceño. Sa version tyique: maïs en épi, habas (un type de fève), patate, fromage frit. Sa version « moderne »: même chose, mais avec un morceau de viande en plus.

Plato Paceño version typique

Le mois de janvier est un moment de l’année ou les récoltes sont rares, mais où le mais, les habas et les patates sont de saison. C’est aussi un plat généralemente partagé aptapi style c’est à dire un sorte de potluck où chacun apporte un élément pour le partage avec les autres. Genre, je cultive des patates alors je fournis les patates et mon voisin qui fait du fromage amène le sien.

TODOS SANTOS, AJI DE ARVEJAS

Todos santos, le jour où les morts revienent sur terre pour 24 heures et en profitent pour manger à travers des vivants (j’expliquerai dans un autre post parce que c’est un peu plus complexe).

Il faut manger a midi pile le 1 novembre et le plat typique c’est une genre de soupe de pois chiche. C’est ben bon.

Source: https://i0.wp.com/www.opinion.com.bo/opinion/suplementos_fotos/2012/0208/020628_600.jpg

NOËL: PICANA ET CHOCOLATADA

A Noël, le plat traditionel est la Picana : 3 sortes de viande (Porc, poulet et bœuf) servies dans du bouillon avec des légumes, patates et tunta. Picante! et aussi vraiment bon.

 

Le plat est servit le 24 décembre au soir.

Dans ma famille, la tradition est plutôt de faire une chocolatada. Cela consiste en une casserole de chocolat chaud, servit avec une variété de panetones, des gâteaux aux fruits confits se présentants sous diverses formes.

Dans le quartier populaire où j’habitais, le 25 au matin, le voisinage organise un chocolatada pour les enfants. Ils servent des chocolats chauds, des salteñas et organisent des jeux pour les enfants.

SEMANA SANTA : HUMINTAS ET QUESO HUMACHA

Apparament que historiquement, ce sont deux plats typiques de la semaine sainte puisqu’ils sont sans viande. Je ne peux pas corroborer (je n’ai jamais étée à La Paz pour Pâques), mais l’info vient d’un spécialiste!

Les humintas (à gauche) : une pâte de maïs  un peu sucrée, enveloppée d’une feuille (de maïs dans ce cas, dans d’autres pays ils le font avec des feuilles de bananier) cuit au four. C’est bon, mais assez lourd et pâteux. Je n’en mangerait guère 2 de suites.

Le queso humacha (à droite) est un plat que je n’ai pas mangé souvent, et toujours dans un restaurant. C’est une sauce à base de fromage, servie avec des patates et du maïs.

Le seul autre plat végétarien de Bolivie vient du Pérou: les Papas a la huancayna. JE SUIS UNE FAN.

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Sauce aux arachides, patates bouillies, salade, fromage frais, oeuf cuit dur et tranches de tomate.

Des plats bonus!

PIQUE A LO MACHO

Source: http://cochabandido.blogspot.com/2014/10/gastronomia-feria-del-pique-macho-domingo-26-bolivia.html Un plat qui, a ma connaissance, n’a pas d’occassion spéciale mais qui est, dans sa forme classique, IMMENSE! (Genre, pour 4 personnes).

Récement il y avait un festival du Pique Macho à La Paz. Je ne suis pas allée, mais la description de l’événement laisser présager quelque chose d’intense: 50 bolivianos (à peu près 10$) pour un coupon valide pendant 1 heure. C’est all-you-can eat pendant ce temps, mais il faut absolument terminer son plat pour en commander un autre, et il est interdit de partager.

Merci, mais je vais attendre a la semaine prochaine, payer la moitié du prix et d’avantage apprécier mon repas tout en mangeant probablement la même quantité.

FALSO CONEJO

Litteralement, faux lapin. En effet, y’a pas une once de lapin dans ce plat là. Je ne sais pas trop pourquoi on parle de lapin, généralement c’est que le plat original devrait être fait avec du lapin, sauf que dans ce cas-ci j’ai jamais alors vu le vrai plat. Dans le cas du Lechon par exemple,

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On parle de porc cuit au four. Le falso lechon  c’est le même porc mais au lieu d’être cuit au four il est cuit dans la poêle.

En tout cas, tout ça pour dire que le falso conejo c’est de la viande de bœuf en tranche assez mince cuite dans une sauce a base d’aji, d’onions et petits pois.

PARRILLADA

Je terminerais cette liste avec les parrilladas, événements-barbecues où la viande est à l’honneur!

Une parillada n’en n’est pas une si tout le monde n’a pas dans son assiette toutes les choses suivantes:

Un bon morceau de poulet, des saucisses, un bon morceau de viande de boeuf, des abbats (généralement des trippes, moi je passe mon tour merci beaucoup, ça en rend d’autres heureux!) et l’accompagnement: arroz con queso. Desfois on peut apperçevoir un bout de tomate ou laitue.

 

 

Quand les étrangers s’en mêlent, on fait des salades et griller des piments, aubergines, etc.

Une fois, il y avait un ananas entier sur le grill. C’était vraiment bon!

PROVECHO, c’est l’heure du lunch! (Et malheureusement, je vais manger des restants de spaghetti, rien de vraiment bolivien)

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Todos Santos

Lors de mon premier séjour en Bolivie, j’avais été fascinée par la tradition de Todos Santos : une fête célébrée le 2 novembre de chaque année. La croyance est que les esprits de nos êtres chers décédés viennent passer 24 heures sur terre avec les vivants. Ils arrivent le 1er novembre à midi tappant et repartent a midi le lendemain. Pour l’occasion, les boliviens cuisinent du pain. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de pain.

Une quantité franchement inconcevable. En fait, c’est une si grande quantité que c’est carément impossible de le consommer avant que son état ne devienne désagréable. Soit moisi: mais ça, c’est si le pain est gardé dans un sac fermé. Il moisit parce qu’on ne veut pas le partager avec les esprits, voyez-vous. Et au contraire s’il est conservé dans un sac ouvert, et bien il devient dur. Très dur. Au moins, on peut en faire du pain doré.

Mais les gens ne cuisinent pas seulement du pain. Ils font aussi des biscuits, des biscochuelos et des pâtiseries de toutes sortes.

Comme les gens n’ont pas nécessairement de fours chez eux, toute la semaine précédent Todos Santos, ils envahissent les hornos, qui sont en fait des commerces qui offrent le service de fours commerciaux.

Dans les rues, on vend de la canne à sucre et des visages en céramique pour faire les T’anta wawas (c’est à dire, des pains en forme de bébés).

Ok, mais c’est quoi le principe?

Ceux qui ont vu un être cher décédé lors des trois dernières années doivent faire una mesa, une table, sur laquelle ils déposent du pain, des patisseries, des biscuits et le plat favori de l’être décédé. Ils décorent le tout de bonbon, guirelandes comestibles ou pas et canne à sucre. Le 1er et 2 novembre, ils invitent la famille, les amis et les connaissances à les accompagner. Quand les gens arrivent, ils se placent face à la table et font une prière. Ensuite, ils s’assoient dans le grand demi-cercle qui entoure la table et se font offrir un plat (la même chose que ce qui a été posé sur la table) ainsi qu’un panier remplit de pain, patisseries et fruits (c’est une mini-réplique de ce qu’il y a sur la table). Le contenu du panier peut être mangé plus tard, mais le plat doit être mangé tout de suite. On dit que tout ce qui est mangé pendant Todos Santos, ce n’est pas pour les vivants: c’est en fait pour les morts. Tu manges ton fricasé, mais en fait c’est l’âme des défunts qui mange à travers toi… et donc, il parait, que tu n’es jamais vraiment plein, tu peux toujours manger plus plus plus pendant ces journées.

Les plats favoris du défunt sont dipsosés sur la table: ils seront servis aux invités au cours des 2 journées
Les plats favoris du défunt sont dipsosés sur la table: ils seront servis aux invités au cours des 2 journées

Pendant ces journées, les gens passent aussi de maison en maison pour offrir ces paniers-répliques de la table. Ils sont accompagnés d’un mémo qui indique pour qui les gens doivent prier. Parce que même si c’est une fête qui semble assez païenne, le mélange avec le catholicisme est très fort.

Le 2 novembre à midi, la table est défaite et son contenu est réparti parmis tous les invités présents : les bonbons, pains, fruits, canne a sucre, pâtisseries, tout, tout tout.

Les endeuillés doivent faire ainsi une table et inviter les gens à les accompagner pendant 3 ans. Le deuxième jour de la troisième année, c’est la despedida: l’âme retourne d’où elle vient, et les vivants doivent lui dire aurevoir dans la joie et le plaisir. C’est donc une super fête! Alchool, danse, nourriture, etc.

Comme on dit, c’est quelque chose

En 2013, j’avais fais la totale: cuisiné du pain toute la nuit et terminer à 7h am pour se lever 3 heures plus tard parce qu’il fallait absolument manger a midi PILE la soupe de pois chiches parce que c’est l’heure à laquelle les âmes font leur entrée. (Je trouvais ça drôle parce que je ne croyais pas 2 secondes que ma mère d’accueil allait réussir à cuisiner à l’heure… finalement je pense qu’on était seulement en retard de 30 minutes, c’était tout un exploit).

Après avoir mangé, nous sommes allés visiter les voisins qui avaient faire une table. Je pense que c’était leur deuxième année. Après, nous sommes allés dans une autre maison: à cet endroit, c’était la troisième année. Nous sommes restés jusqu’à minuit, à boire de la bière (mais pas beaucoup), mâcher de la coca et fumer des cigarettes. Nous y sommes retournés le lendemain un peu avant midi, et y sommes restés jusqu’à tard… justement à faire la fête. En plus, ma mère d’accueil avait été nommée « marraine pour défaire la table », alors Gonzalo et moi avons de facot étés désignés comme aides officiels pour répartir tout son contenu (et même plus, il y avait des sacs et des sacs de pains supplémentaire) à tout le monde. Il y avait du stock!

Quand tu dis il y a beaucoup de pain…

Je dis qu’il y a beaucoup, beaucoup de pain et ce de toutes les formes (mais pas tellement toutes les saveurs, malheureusement : ça c’est mon combat personnel).

Il y a des pains en forme de bébé.

t'anta wawas

Des pains en forme d’hommes et de femmes.

Des pains en forme de cheval, de croix et d’échelles.

Une mesa – celle que j’ai dû défaire et répartir aux invités.

Il y a du pain au fromage, des meringues, des biscuits, des bonbons, des alfafores, des cônes à la crème.

Pour conclure, un diaporama de ce qui est vendu en ce moment dans les férias. Ceux-ci sont pour consommation immédiate, mais ce sont les mêmes items que ce que l’on retrouvera dimanche sur les tables.

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La Paz à travers la nourriture – Première partie

En Bolivie, la nourriture, c’est important. Personellement, ça me va et j’en profite!

Ici, la nourriture est un art, une science, et elle a même ses propres lois! Les plats se font d’une certaine façon et il n’est pas possible de varier: sinon, c’est un autre plat ou tu t’attires la honte, tout simplement.

Quotidiennement:

Le déjeuner typique est assez frugal: pain et confiture avec une boisson chaude. Moi ça ne me convient définitivement pas, alors je me claque des oeufs ou du granola et yogurt aussi souvent que possible. C’est pas mal plus facile depuis que suis en appartement et pas en famille.

Note: les photos ne sont malheureusemente pas de moi.

PAINS ET EMPANADAS

Marraqueta: source wikimedia commons
Marraqueta: mon pain pref, j’en profite a l’heure du thé (5h pm)
Llauchas. Source: http://cochabandido.blogspot.com/2013/08/como-preparar-las-riquisimas-llauchas.html
Llauchas. Mon déjeuner pref pref quand je dois le manger dans la rue. C’est une pate remplie de fromage semi-fondu, mais de la bonne sorte (j’ai des opinions fortes sur le type de fromage utilisé dans les autres cas). C’est chaud et c’est si bon!

SANDWICH DE CHOLA

Le sandwich de chola est vendu dans la rue. Un choix particulièrement facile quand je dois faire des achats à l’heure du lunch et que je n’ai pas le temps de manger un plat complet.

Sandwich de chola. Source: http://liamwinters.blogspot.com/2010/09/street-food-in-bolivia-1-chola-sandwich.html
Préparation du sandwich
source: http://www.limaeasy.com/peruvian-food-guide/typical-peruvian-sandwiches/sanguche-de-chicharron
Le « sandwich de chola »

Le soir, particulièrement en sortant des bars, c’est l’heure des ANTICUCHOS

Source: https://seventeenbysix.wordpress.com/2014/08/12/home-from-home/dsc_0130/
Coeur de boeuf, patates et sauce piquante aux arachides
Source: http://comosur.com/tag/meltingpot/
Il faut faire flamber le tout régulièrement.

Lendemain de veille:

Pour une raison que j’ignore, le plat typique de lendemain de veille à La Paz est le FRICASÉ, une genre de soupe de porc piquante. J’avais vraiment mes doutes sur le goût en me fiant à la description, mais finalement c’est vraiment très bon.

Source: http://www.bolivia.com/el-sabor-de-bolivia/asi-sabe-bolivia/plato-fuerte/sdi275/44757/fricase
Fricasé!

Cumpleaños:

Au bureau, lorsque c’est la fête d’un ou une collègue, la tradition est de se réunir dans la cuisine en avant midi pour manger tous ensemble une salteña ou une tucumanas (accompagné, évidement, de Coca-Cola). Desfois le menu varie, (comme le Tranca pecho, que je vais mettre dans cette liste juste parce que c’est exagéré!) mais par défaut il s’agit d’un des deux empanadas.

TUCUMANAS

Le tucumanas est frit et servit avec une panoplie de sauces, généralement piquantes (à base de tomate, d’arachide, ou d’avocat)

Tucumanas. Source: http://www.lostiempos.com/buen-provecho/bocaditos/bocaditos/20140405/tucumanas_250397_546920.html

Source:http://www.recetasnatura.com.ar/empanadas-tucumanas/

SALTEÑAS

Source: http://www.contactoboliviano.tv/#!La-tradicional-salteña-boliviana-Historia-y-origen/cwzo/55ca16850cf2b432d24873eeLa salteña peut être de poulet, de viande, mixte ou de fricasé. Son contenu peut être plus ou moins piquant et est toujours bien juteux. Ici, ont dit que tu est un véritable paceño si tu es capable de manger la salteña, sans mettre de la sauce  partout! (Desfois je suis capable, desfois je fais une erreur et c’est raté! – parce que oui, il y a des trucs)

source: https://www.flickr.com/photos/bootsintheoven/5861428811
Bin du jus!

TRANCA PECHO

Pour moi, le tranca pecho c’est presque une joke. On parle ici d’un silpancho complet (un plat en soit), dans un sandwich.

Bref: riz (du riz dans un sandwich!), viande panée, oeuf et légumes: piments, tomate, onions. Pain.

Source: https://tibiorincon.wordpress.com/tag/trancapecho/
Trancapecho. Je trouve que la photo ne lui rend pas justice.

Trancapecho veut litéralemente dire « bloqueur de poitrine ».

GÂTEAU DE FÊTE

Évidemment, le gâteau de fête tel qu’on le connait est aussi un incontournable. Incluant la tradition de mordre le gâteau et se le faire enfoncé dans le visage (voir mon profil Facebook).

Ce qui me fascine à chaque fois, c’est l’habitude de tout le monde de couper le gâteau en faisant premièrement un rond au centre, puis couper le reste en pointe. (Malheureusement, je ne trouve pas de photos et je ne semble pas en avoir pris malgré que je sois fascinée à chaque fois).

A suivre…

Willka Kuti

Ce post semble avoir été oublié dans les confints de mon tableau de bord… alors je le publie maintenant, plusieurs mois en retard.

Le 21 juin correspondait au solstice d’hiver dans l’hémisphère Sud.

C’est aussi une la date du nouvel an Aymara, aussi appellé par les journaux « Nouvel an andin amazonique », enfin bref ce n’est pas trop clair pour quel peuple cette date avait une importance, historiquement, mais maintenant c’est un jour férié officiel en Bolivie depuis qu’Evo Morales l’a décidé il y a quelques années.

[Contexte] Cela n’a pas fait l’affaire de tous, car la validité même de la date choisie est sujete à débat, et en plus, ce n’est pas toute la population bolivienne qui est d’origine Aymara ou Quechua. C’est donc un peu une imposition d’héritage culturel à tout un pays qui n’a rien d’homogène.[/Contexte]

De mon expérience, les cérémonies traditionnelles de la région de La Paz implique généralement les éléments suivants:

  • De l’alchool (desfois pour boire, desfois pour donner à la pachamama, souvent les deux)
  • Des feuilles de coca (généralement et pour donner à la pachamama et pour mâcher)
  • Un llama mort-né (…)
  • De la boucane (desfois sous forme de feu, des fois sous forme de cigarette, desfois les deux)
  • De la musique (ton party est meilleur si c’est live, mais la musique enregistrée peut faire l’affaire)
  • Des opinions différentes parmi les convives sur ce qui est « la bonne façon de faire ».

Quelle que soit l’occasion, c’est un assez bon barème des ingrédients nécessaires. Celle-ci ne faisait pas exception.

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Le principe est de recevoir les premiers rayons de soleil.

Les étapes:

  1. Arriver stressés pour être certains de pas manquer les premiers rayons, finalement ont étaient 2 heures d’avance.
  2. Le band traditionnel joue pendant qu’on reçoit les premiers rayons de soleil sur les paumes de nos mains (ça réchauffe!).
  3.  Le band continue de jouer, les gens se souhaitent bonne année et dansent. Moi je suis plantée là et je sais pas trop quoi faire, alors je prends des photos.
  4. Le Yatiri (Chaman) fait un table d’offrande a la Pachamama, incluant des choses sucrées et un foetus de llama.
  5. Le feu est mis a la table: elle doit brûler au complet, sinon c’est mauvais signe. Il ne faut pas non plus trop la regarder, la Pachamama aime pas ça qu’on la surveille pendant qu’elle mange.
  6. Le Yatiri nous fait choisir des feuilles de coca, avec lesquelles ont doit faire un souhait et les mettre dans le feu.
  7. Plus tard, il nous passe a nouveau des feuilles de coca, mais cette fois pour les mâcher.
  8. Le band joue encore, et on danse! (Cette fois je me joint au cercle)
  9. Les gens s’en vont, mais nous on reste pour manger notre déjeuner avant de retourner au camping.